Blog En Route vers Soi
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Le miroir
- Le Lun 12 mai 2014
J'ai envie de relayer ici un outil de Lise Bourbeau que je trouve vraiment intéressant par la démarche d'introspection qu'il amène à faire et aussi par la compassion qu'il peut générer. Il s'agit du Miroir. Et en voici la synthèse :
- Notez une situation dérangeante et récurrente dans une relation
- Dans cette situation, demandez - vous : "qu'est ce que je reproche à l'autre ?" Et focalisez - vous sur l'être et non sur les comportements ( si si, différent de d'habitude, je sais) - Ex : il EST égoïste
- Retournez le miroir : "dans quelles circonstances, situations, l'autre pourrait me faire le même reproche ?" Cela peut être des contextes différents (travail alors que situation initiale plutôt dans le champ privé). Même si l'ego va répondre spontanément "mais non, moi, je ne le suis pas", y a une situation où c'est le cas alors cherchez bien...
- Découvrez quelle est votre peur pour VOUS - MEME ( et non pour les autres) dans cette situation - Et demandez - vous "comment je me sens ?"
- "Dans cette situation où je me comporte comme ce que je reproche à l'autre, quelle est ma motivation, mon intention ? Quel est mon besoin fondamental ?"
Pour être encore plus concret, prenons un exemple : ... -
Et si nous faisions un tour au potager ?...
- Le Dim 20 avr 2014
Nous avons tous vécu des situations que nous ressentions comme bloquées. C'est vrai, on a travaillé sur tel projet, on a mis beaucoup de nous - même dans un objectif, une relation. Et rien, rien ne se passe et nous voilà pris d'une folle impatience, d'une frustration grandissante, d'une amorce de sentiment d'injustice. Ca vous dit sûrement quelquechose...
Alors, comme le printemps explose tout autour de nous, j'ai envie de faire le parallèle avec le potager.
Tous ceux d'entre vous qui se sont attelés à cette merveilleuse aventure savent qu'il faut d'abord labourer, préparer le terrain avant de pouvoir semer pour enfin récolter. Souvent des mois plus tard. Et si les circonstances extérieures nous accompagnent favorablement.
Alors, aller gratouiller la terre pour voir si la graine a bien pris ne ferait que retarder le processus voire pourrait le détruire. Aller tirer sur les feuilles naissantes pour qu'elles poussent plus vite n'engendreraient guère plus de résultats...
Tout processus de gestation a besoin de temps. Comparable à une grossesse. Demande t- on à un bébé de venir plus vite juste parce qu'on est impatient de faire sa connaissance ? Non. Enfin quoique. La médecine nous permet aujourd'hui beaucoup. Ceci dit, la nature est facétieuse. Cela me fait penser à une amie qui avait tout prévu concernant la date de la mise au monde de son enfant. Ce dernier a simplement décidé d'offrir 15 jours d'avance à sa jolie maman...
Bien sûr, je ne suis pas en train de vous inviter à la passivité. Non ! Simplement, quand vous avez agi, êtes allés au bout de toutes les actions possibles au regard de vos ressources et du contexte, quand vous l'avez fait avec détermination, confiance et amour, que reste t-il ? Si ce n'est lâcher votre besoin de contrôle et laisser faire. Laisser la nature se déployer en somme. Accepter aussi que si vous vous attendiez à récolter des tomates Roma, peut être surgira t-il des tomates Noire de Crimée ou Ananas.
Le plus important, c'est bien le chemin à savoir votre implication et le don de vous - même tout au long du processus. Quant au résultat, à la récolte, eh bien, je vous invite alors à remercier, à exprimer de la gratitude. Je vous souhaite de lumineux moments de plaisir dans votre potager...
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Ah les ateliers...
- Le Dim 30 mars 2014
Hier, j'animais une nouvelle édition de mon atelier "Renforcer son estime de soi" et c'est toujours un pur bonheur pour moi.
D'abord, parce qu'il y a quelque chose de presque sacré à voir ces personnes faire ce pas vers elles -mêmes. Oh bien sûr, il est amusant, voire attendrissant, de constater combien certains érigent des obstacles (retards, pannes...), comme autant de manifestations de leur résistance au changement. Car oui, se rapprocher de soi peut faire peur. Sortir de sa zone de confort, enfin d'un confort de plus en plus inconfortable, hum pas toujours facile. Car parfois un inconfort connu vaut mieux qu'un confort inconnu. En tout cas jusqu'à ce qu'on soit prêt.
Quoi qu'il en soit, qu'il est bon de voir ces personnes se lancer, dépasser leurs freins, avoir des déclics, passer à l'action ! Parfois, à la fin d'un atelier, je note, avec ravissement, presque une transformation physique de la personne. Quelqu'un qui avait du mal à s'exprimer se montre déterminé, quelqu'un de discret à la limite de l'introversion retrouve le chemin de son affirmation de soi.
Car finalement, le plus important, le plus précieux, c'est ce qu'il se passe après l'atelier. Dans la "vraie" vie. Certains auront besoin de poursuivre par un accompagnement personnalisé, d'autres seront déjà prêts, d'autres encore prendront ce dont ils ont besoin, parfois de manière mesurée. Peu importe, chacun le fait avec le niveau de conscience qu'il a à ce moment là.
Et quand bien même le sol est aride, ce qui est merveilleux, c'est que la fleur trouve le chemin, la force pour naître, éclore et offrir ce qu'elle est vraiment.
Merci à tous les participants passés et à venir.
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Dans la ronde, nous aussi...
- Le Sam 15 mars 2014
Je suis toujours amusée des réactions étonnées quant au fait que les coaches, thérapeutes et autres praticiens de l'accompagnement vivent des situations comme Monsieur et Madame Toutlemonde. Comment si nous étions des sortes d'extra - terrestres, d'êtres supérieurs dotés d'une conscience nous mettant définitivement à l'abri des affres de la vie...
Comment donc ? : vous doutez parfois ? Et puis, vous divorcez aussi ? Vous avez des problèmes de voisinage ? Votre ado fait sa "crise" d'ado ? Non, mais tout fout le camp ! Où va t-on si vous aussi... ?...
La vie n'est pas un long fleuve tranquille. Non, nous ne sommes pas imperméables et ne passons pas toujours à travers les gouttes. Simplement, ce qui est différent quand on a fait un travail sur soi, c'est tout d'abord le déclic, la conscience de ce qui se passe, se joue là. Ensuite, l'interprétation, le sens, la coloration que nous allons donner à la situation auront une autre dimension car on sait que là se trouve LA clé de tout ce qui va s'enclencher derrière puisque, selon le regard que l'on pose sur tel évènement, ce que l'on ressent et ce que l'on fait sera différent.
On sait aussi les bienfaits des émotions, qu'il convient de prendre en compte, comme on le fait quand des voyants s'allument sur le tableau de bord de notre voiture. Enfin, on va piocher dans notre boîte à outils. Et si l'on en a plusieurs, c'est mieux car comme l'a écrit Maslow "à celui qui n'a qu'un marteau, tous les problèmes sont des clous" alors que parfois c'est d'une tenaille, d'une pince ou d'un rabot dont on a besoin.
Et puis, tout ceci nous rapproche considérablement de vous. Quand on a vécu, ressenti viscéralement, la compréhension n'est - elle pas facilitée ? Plutôt rassurant, non ?
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La communication est partout...
- Le Ven 28 fév 2014
Il est clair qu'on ne peut pas ne pas communiquer. D'ailleurs, même le silence est une forme de communication. Communiquer, OK mais comment le fait -on ?
J'ai eu à vivre, ces dernières semaines, la situation douloureuse de l'hospitalisation brutale d'un proche. On se retrouve dans ces moments - là dans une forme de vulnérabilité. Et donc avec un besoin d'être rassuré. Ou tout du moins d'avoir des informations. Si les équipes médicales font un travail formidable, auquel je rends grâce tant j'y porte de l'admiration, je sais aussi que communiquer ne fait pas toujours partie de leurs boîtes à outils. D'abord, parce que y a un temps pour l'urgence et un temps pour le débrief. Aussi parce que si certains ont cette inclinaison, cette facilité à communiquer, d'autres en sont dépourvus et que cela ne peut être compensé par un apprentissage qui ne fait, la plupart du temps, pas partie du cursus.
Alors, nous voilà, les uns et les autres, bien démunis : le patient et ses proches dans l'attente, l'angoisse aussi, la frustration pouvant parfois tourner en tension ET certains intervenants médicaux qui n'ont pas toujours la conscience de dire - même que pour le moment ils ne savent pas, qu'il faut attendre - ou qui n'ont pas, ne trouvent pas les mots. Ou pire se protègent en érigeant un détachement relatant du factuel froid et distancié, passant ainsi à côté des trésors et des bienfaits de l'empathie. Empathie pour eux - mêmes, d'abord et empathie pour autrui.
Alors, je me dis que la communication authentique et bienveillante a de beaux jours devant elle. Alors, que cette infime goutte d'eau que j'essaie d'apporter, au travers de mon métier, a du sens.
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Accepter
- Le Mar 28 jan 2014
"Donne - moi la sérénité d'accepter ce qui ne peut pas être changé, La force de changer ce qui peut l'être, Et la lucidité pour distinguer l'un et l'autre" Marc Aurèle
Accepter, c'est dire OUI à ce qui est. Travailler avec ce qui est comme si nous l'avions choisi. En disant NON, nous nous positionnons en victimes, nous donnons notre pouvoir aux autres, aux évènements extérieurs. Par l'acceptation, nous affirmons notre pouvoir et nous conservons notre capacité à apprendre et à évoluer.
"Qu'est ce qui serait plus insensé que de créer une résistance à ce qui est déjà ?" Eckart Tolle
Et avez - vous remarqué ? : quand nous prenons acte, quand nous acceptons alors bien souvent les choses se débloquent...
Tout ce à quoi on résiste persiste, non ?
Quelles sont les situations sur lesquelles vous avez résisté ? Quel en a été le résultat ?
Quelles sont les situations que vous avez accepté pleinement ? Qu'avez - vous ressenti ? Quelles conséquences ?
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La Communication Bienveillante
- Le Lun 13 jan 2014
Un exemple avec les enfants... Pour plus d'inspiration c'est par ici
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Trêve de Noël et Pardon
- Le Dim 22 déc 2013
Parce que Noël est synonyme de trêve, il m'est revenu en tête ce conte sur le pardon...
"Deux amis marchaient dans le désert. A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre.
Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : "Aujourd'hui mon meilleur ami m'a donné une gifle". Ils continuèrent leur marche et trouvèrent une oasis avec un plan d’eau dans lequel ils décidèrent de se baigner.
Celui qui avait été giflé ne savait pas bien nager, manqua de se noyer, mais son ami le sauva. Après avoir retrouvé ses esprits, il écrivit sur une pierre plate : "Aujourd'hui mon meilleur ami m'a sauvé la vie".
Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : "Quand je t'ai giflé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre.
Pourquoi cela ?" L'autre ami répondit: ...
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Lancement de ma chaîne YouTube
- Le Sam 14 déc 2013
Retrouvez - moi en vidéo sur YouTube ! Voici les 3 premières... Par ici
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Ubuntu
- Le Sam 07 déc 2013
J'ai déjà écrit mon admiration pour Nelson Mandela à travers le texte reprenant son discours d'investiture de 1994. Alors, ici, je vous livre l'histoire d'Ubuntu. Ubuntu est une notion liée à l'histoire de l'apartheid. Comme le disait Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, "Quelqu'un d'ubuntu est ouvert et disponible pour les autres, dévoué aux autres, ne se sent pas menacé parce que les autres sont capables et bons car il ou elle possède sa propre estime de soi — qui vient de la connaissance qu'il ou elle a d'appartenir à quelque chose de plus grand — et qu'il ou elle est diminué quand les autres sont diminués ou humiliés, quand les autres sont torturés ou opprimés. ».
Un anthropologue a proposé un peu à des enfants d'une tribu africaine. Il mit un panier de fruits près d'un arbre et leur dit que le premier arrivé gagnerait tous les fruits. Au signal, tous les enfants se sont élancés en même temps... en se donnant la main ! Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de leur récompense.
Lorsque l'anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient agi ainsi alors que l'un d'entre eux aurait pu avoir tous les fruits, ils ont répondu : ...
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Poème...
- Le Mar 15 oct 2013
De Pablo Neruda, Prix Nobel de Littérature
"Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.
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Et si on acceptait la différence ?
- Le Mar 01 oct 2013
La différence, source de richesse, non ? Pas juste tolérer c'est - à - dire faire avec quelquechose qui ne me plaît pas ou pas vraiment et dont je m'accommode. Mais accepter pleinement, permettre la cohabitation des différences. Ce que je nomme parfois la permissivité positive.
Et cette image aussi parce que j'ai toujours rêvé d'être une sorcière (bien - aimée) !...
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Le pardon
- Le Ven 20 sept 2013
"Je me sens toujours heureux et vous savez pourquoi ? Parce que je n'attends rien de personne. Les attentes font toujours mal.
La vie est courte. Aimez votre vie. Soyez heureux. Gardez le sourire et souvenez vous : avant de parler, écoutez..avant d'écrire, réfléchissez...avant de prier, pardonnez...avant de blesser, considérez l'autre...avant de détester, aimez et surtout avant de mourir, vivez !"Shakespeare
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Merci
- Le Mar 10 sept 2013
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La rentrée des classes
- Le Mar 03 sept 2013
En ce jour de rentrée des classes, voilà l'occasion de citer le psychologue Mihaly Csiszentmihalyi, connu pour ses travaux en psychologie positive et sur le "flow" :
"Ils (les adultes) donnent aux tâches sérieuses des allures de corvées abrutissantes et pénibles et font passer les activités superficielles pour excitantes et faciles. Dans l'ensemble, l'école ne réussit pas à apprendre aux jeunes que les sciences peuvent être parées d'une beauté fascinante; elle se borne à enseigner la routine de la littérature ou de l'histoire au lieu d'en montrer le côté aventureux"
J'en conviens, c'est un jugement plutôt dur que celui - ci. En réalité, c'est toute la question du sens et aussi celle du plaisir qui sont posées là. Avec une éducation plus tournée vers l'obtention de bonnes notes ou d'examens, ne s'éloigne -ton pas du bonheur d'apprendre, d'évoluer ? Et si l'école pouvait devenir le soutien encourageant à la curiosité innée des enfants ? Passer aussi, un jour, à une méthode qui met en avant les fautes (quel mot tout de même !) à celle qui soulignerait ce qui est réussit. Vaste programme en somme...
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Le Club des Curieux Optimistes
- Le Lun 05 août 2013
qui aiment manger, partager, rêver. Quelle belle idée que celle de Marie Deschamps ! Un joyeux remue - ménage pour un joyeux remue - méninges de personnes inspirantes... Marie est "une connectrice". J'aime l'idée de créer du lien entre personnes dans la joie de vivre. Tout ça sur fonds de psychologie positive. Bravo aussi pour son appel à plus de légèreté dans nos vies d'adultes. "Nous sommes les magiciens de nos propres vies". Donnons vie à nos propres graines !
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Le Credo de l'Optimiste
- Le Sam 27 juil 2013
Le credo de l'optimiste selon les écrits de Christian Larson :
"Je décide :
1 - D'être fort au point que rien ne puisse troubler ma sérénité
d'esprit;
2 - De parler de santé, de bonheur et de prospérité à toute personne que je rencontrerai;
3 - D'inculquer à mes amis la confiance en eux-mêmes;
4 - De ne considérer que le bon côté des choses en véritable optimiste;
5 - De ne songer qu'au mieux, de ne travailler que pour le mieux et de n'espérer que le mieux;
6 - De manifester autant d'enthousiasme pour les succès des autres que pour les miens;